mardi 12 juin 2007

Véronique Barbier: l'oeil du cyclone





J'ai comme d'habitude essayé de m'intéresser aux émissions électorales de la RTBF, avec peu d'entrain, je l'avoue.
Je ne dirai rien sur le fond, les jeux sont faits entretemps, et mon agacement chronique face aux discours convenus des politiciens n'a rien de bien original.

Ce qui me fait bloguer aujourd'hui, c'est Véronique Barbier qui, faute d'Anne Delvaux, a dû monter au créneau ce dimanche dernier.


J'implore, à genoux: PAR PITIE, qu'elle arrête de faire ce truc avec ses yeux!

Ne me dites pas que vous n'avez pas remarqué.
Vous savez, cet écarquillement subit des paupières, qui donne l'impression que ses globes oculaires vont jaillir des ses orbites et venir se fracasser contre l'optique de la caméra.


Moi, je vous le dis: les enfants ont peur de la dame, et moi aussi.

mardi 29 mai 2007

Lost: l'Ile des singes?




Début de saison toujours assez inégal pour Lost S03. Je m'accroche, en espérant que la série retrouve son souffle et son flow, et aussi parce qu'on découvre enfin le background de nouveaux personnages, y compris chez les Autres. Enfin du neuf!


J'ai toujours beaucoup aimé la musique de
Michael Giacchino, assez spartiate, et à l'instrumentation intéressante.

Une chose m'a frappé dans l'épisode que j'ai vu hier (
"Not in Portland"): une certaine ressemblance avec la musique de Jerry Goldsmith pour la Planète des Singes - le film de 1968, pas l'horrible remake de Tim Burton. Peut-être pas tout à fait une coïncidence, vu le ton actuel de la série, qui rappelle assez bien l'antagonisme humains/singes, remplacé ici par la relation ambiguë Gentils/Autres.

Je salue au passage la décision de RTL-TVI de modifier l'horaire de diffusion de Heroes. Cette excellente série méritait mieux que la case pourrie du dimanche à 18 h.


En espérant que le lundi soir lui soit plus favorable....

lundi 14 mai 2007

Eurovision: bout filtre?





Ça risque de devenir une (mauvaise) habitude, je vais encore bloguer sur une émission que je n'ai pas regardée.

Ou presque.

Cela fait quelques années que j'ai décroché de la sacro-sainte soirée Eurovision. Ce qui me faisait encore sourire il y a peu, a commencé à m'agacer au bout d'un temps, et me laisse aujourd'hui parfaitement indifférent. Même les commentaires langue-en-joue de JP Hautier ne parviennent plus à me faire passer un bon moment.

J'ai donc zappé samedi, et j'ai pu glaner çà et là quelques images furtives du concours.

Ce qui m'en reste: le gigantisme quasi Nazi-Rienfenstahllien de la salle, et le look soigné et technologiquement savoureux de la production TV finlandaise. Pas étonnant dans la patrie de Nokia, mais bon dieu que c'est déprimant de voir qu'un pays de 5 millions d'habitants parvient à produire une émission aussi sophistiquée, aussi moderne - les Finnois ne doivent évidemment pas financer 12 niveaux de gouvernement, il reste des sous dans les caisses pour une TV qui en jette.

Gasp.

Bon, on ne va pas épiloguer là-dessus.

Tout ce bazar m'a envoyé sur YouTube pour revoir la prestation de Telex en 1980.
http://www.youtube.com/watch?v=6USa0zUMmqI
Je m'en souviens, du tintouin que ça a fait à l'époque. Il n'y avait plus grand monde pour les défendre, les Kraftwerk de Boisfort, quand ils ont fini 17èmes sur 19 avec 14 points.

Pourtant, 27 ans plus tard, ça a l'air tellement gentil, tellement "braaf", leur pastiche teknöpop. Finalement, la seule chose qui choquerait à notre époque, c'est l'allusion au tabac dans le texte:

"Les vedettes sont inquiètes
Elles se maquillent
Fument une cigarette avant d'aller sur la sellette"

..... pas bien çà, la fumette!

Le pompon revient quand même à
la représentation belge de 1983, le groupe Pas de deux avec le minimalissime "Rendez-vous".

http://www.youtube.com/watch?v=JRfve3wHYUY

Texte: "Rendez-vous, maar de maat is vol, en mijn kop is toe" (rendez-vous, mais la mesure est pleine, et j'en ai plein la tête).

Mon pote Walter Verdin, le cerveau derrière ce chef d'oeuvre de provoc' arty/farty (c'est lui au synthé), s'est carrément mis tout le pays à dos. Tout ça pour terminer 18ème sur 20 (13 points).... toujours mieux que la Turquie et l'Espagne qui ont récolté royalement 0 points.


Où je veux en venir? Chépa. Simplement que ce qui a fait couler beaucoup d'encre il y 25 ans pâlit à côté des phénomènes de foire qui se présentent au concours ces dernières années.

Travelos, drag queens, métalleux en mal d'Halloween, Xena la Guerrière qui fait du disco ZTT, et un raton laveur.

Tout ce que vous voulez, mais on ne fume pas dans la salle.




dimanche 6 mai 2007

St Nicolas mon bon patron




Je n'ai pas blogué toute la semaine dernière, étant accaparé par des travaux domestiques.

Cela ne m'a pas empêche de suivre le grand face à face Ségo vs Sarko du 2 mai.

Maintenant que les jeux sont faits, il est un peu vain de livrer mes impressions - mais, hey, la blogosphère n'est-elle pas le giron du surfait vite fait, le café du commerce du village global, le lieu rêvé pour enfoncer de virtuelles portes ouvertes?

Moi, au départ, j'étais plutôt Ségo: bonnes jambes, quoique sourire crispé, carré avenant, plutôt bonne pour sa cinquantaine, discours humano/baba/bobo/cool, en tous cas moins agitée que l'autre nain.

Oye.

On pourra dire que ses potes les conseillers en com' lui auront niqué son élection, à la grande.

J'imagine la stratégie: montrer aux indécis (nombreux) et aux femmes (qui ne l'aiment pas beaucoup - pour qui elle se prend, celle-là?) qu'elle en a dans le pantalon. Bicauze on imagine que c'est là que le bas nylon blesse: une femme, c'est né pour souffrir, ça n'a pas la carrure, les roubignoles pour diriger un pays de guignols excités comme la France.

Hé ben, c'est réussi, les gars.

On a eu donc droit à une virago remontée à bloc, décidée à ne pas s'en laisser conter, ni par le pov' Poivre et sa copine borgne, ni par le Petit Nicolas. Et que je te coupe la parole, et que je te lance des regards assassins, et que je m'énerve, et que je tiens le crachoir. Occupe le terrain, Ségo, fais gaffe à sa droite, jab, jab, uppercut, ne le laisse pas souffler, danse autour, petit scarabée, vas-y, il est plus petit que toi, tu peux l'avoir!

Le sommet étant le fameux zincident ousque Mme Kanjeseraiprézidente s'indigne quand le vilain Nicolas, il a parlé de sauver les zandik.

Oye, oye, et re-oye.

Ayant eu l'occase de voir, revoir, et re-re-revoir ledit zincident en boucle ad nauseam, moi, j'ai l'impression que des 2 côtés, on n'attendait que ça.

Team Ségo:" S'il aborde la problématique de l'enseignement adapté au handicapés, SE FÂCHER! Jab jab, swing, direk au foie, gros yeux, index assassin, indignation de Mère, immoralité, pas possip', p'tit con, va dans ta chambre!"

Team Sarko: "Si elle s'énerve, faire remarquer avec un petit air entendu, que les femmes s'énervent pour un oui pour un non, et que ça la fout mal pour un Président de la Républik, que c'est pas Nicolas qui s'énerverait pour quelques voitures brûlées ou un saccage de vitrines."

Bon, bref, après le débat, j'ai su tout de suite que l'affaire était pliée. Déjà que je n'avais pas beaucoup d'illusions, Ségo venait de se faire hara kiri et pouvait rentrer dans ses pénates charentaises.

Le résultat du scrutin d'hier est clair: bienvenue à la méritocratie, adieu le bordel chiraquien, voici venu le temps des rires et des chants, dans l'Ile à Sarko le temps sera toujours beau (pour ceux qui bossent).

Quant à Ségo, pour moi ses jours politiques sont comptés. Elle a perdu une élection imperdable, elle a joué solo contre son parti et elle va payer le prix, sans attendre les législatives. Voilà ce qui arrive quand on veut faire sa maligne et qu'on piétine son monde (et quelques égos surdimensionnés) pour arriver au top. On a intérêt à réussir son coup, sinon la DCA est sévère les lendemains de défaite; prends-en de la graine, Elio!


mercredi 25 avril 2007

Grand Débat National: Comme ça , c'est très clair!



Je n'avais aucune intention de regarder le "Grand Débat National", annoncé à grands renforts de publicité sur RTL TVI.

Personnellement, assister à la nième chamaillerie publique entre le Boss wallon et le Premyé flamoutche, ça me laisse complètement indifférent.

Comme, à cette heure particulièrement kaskouy de l'access prime time, il n'y avait rien de bien passionnant sur le poss', j'ai donc zappé en alternant le Sarkozy-show sur TFEinz et le combat des chefs sur RTL.

Et, vu comme ça, le contraste était on ne peut plus frappant.

D'un côté, un nabot aux ambitions démesurées qui sent que son heure est (presque) venue, et qui promet "si les Français m'élisent Président de la République" de transformer la France en paradis terrestre pour Juillet 2007 (après ça, il prendra des vacances bien méritées, I suppose). Autant d'énergie dépensée à marteler des lapalissades et à promettre tout et son contraire pour être élu, ça force l'admiration.

Avec Sarko, tout est simple.

Yaka.

Et c'est grâce à ce discours simple, clair et séduisant, que Sarko sera élu, je n'ai là-dessus aucun doute.

Et puis, sur l'autre chaîne, le mano a mano communautaire. Que dire? Les bras m'en tombent. RTL a démontré ici une fois de plus son incapacité totale à faire de l'information qui ne soit pas formatée en capsules de 5 minutes.
C'est une chose que de suivre les flics de Charleroi qui fouillent des Peugeots pourries et tunées à la recherche de 2 gr de shit, de filmer la mérule dans les logements insalubres de beaufs au minimex, de narrer la success story d'un importateur de meubles en balsa made in Thailande, de suivre une blondasse en Smart qui visite l'abbaye de Floreffe.

C'en est une autre que de réaliser un débat politique en 2 langues avec traduction simultanée des 2 intervenants. C'est simple: je n'ai RIEN compris à ce bazar. Chaque intervention en flamand était "doublée" tellement mal, avec la voix de Leterme diffusée au même niveau sonore que celle de son traducteur, que j'avais l'impression d'être à une de ces dîners de famille épuisants où tout le monde parle en même temps de choses différentes.

Bref, pour ce qui est de clarifier le débat et promouvoir l'exercice de la démocratie, c'est réussi.

Mon conseil à RTL: continuer à (essayer de) divertir, mais surtout, SURTOUT, arrêtez de croire que vous êtes capables de faire du débat politique un divertissement comme un autre.
Il faut pour cela un talent journalistique et une capacité technique qui font cruellement défaut chez RTL.

P.S. - dépèche Belga

Le débat qui a confronté ce mercredi soir le ministre-président du gouvernement wallon Elio Di Rupo et Yves Leterme, ministre-président du gouvernement flamand, a été marqué par quelques problèmes d'ordre technique du côté de RTL-TVI. La qualité de la transmission sonore a laissé à désirer, provoquant des réactions de téléspectateurs.

Mercredi soir, "la direction de RTL-TVI s'est réunie en urgence pour examiner les raisons des problèmes sonores qui ont altéré la diffusion de ce grand débat national", a fait savoir Philippe Roussel, le directeur de la rédaction de RTL-TVI. "RTL-TVI tient à présenter ses plus sincères excuses tant à ses téléspectateurs qu'aux ministres-présidents des régions wallonne et flamande", a indiqué Philippe Roussel.

"RTL-TVI assume l'entière responsabilité de la médiocre qualité du mixage sonore qui a, par moment, pu rendre difficilement compréhensible le contenu du débat", explicite Philippe Roussel. Au regard de l'importance politique qu'a revêtu ce débat, RTL-TVI rediffusera ce dimanche 29 avril à 13h30 l'émission dans une version sous-titrée. (belga)


P.P.S.

Une chose qui m'avait frappée: pendant le JT précédant le débat, Florence Reuter avait fait un petit duplex avec les journalistes présents à la Bibliothèque Solvay, histoire de pimper le bazar. Tout ça pour préciser 2 minutes plus tard que le débat avait été enregistré dans l'après-midi.

Wablief????

D'abord, RTL nous prend pour des clinches en faisant un faux duplex en direct entre JT et lieu du débat, ensuite ils étalent une couche de connerie supplémentaire en admettant que tout ça est du chiqué, pour finir par diffuser un débat en différé bourré d'imperfections techniques.

Problèmes de son pour un débat en direct, c'est moche, c'est naze, mais c'est imaginable (les fameux zaléa du direk).

Mais un son pourri pour un truc mis en boîte?

Ils devraient avoir Sarko comme producteur - yaka.















mardi 24 avril 2007

Melting Pot Café: Carte rouge




Désolé d'en rajouter une couche, mais en ce qui me concerne, Melting Pot Café, c'est time.
Après avoir subi le deuxième épisode, histoire de me forger une seconde opinion, je ne peux que constater les dégâts.

Il y a d'abord l'inconsistance des personnages principaux, soit le tandem mère-fils. Particulièrement Pascal Machin (la mère, malgré le prénom) dont le jeu est réellement un bon cran en dessous de ce qu'il faut pour porter une série de ce style. Elle fait visiblement son petit possible, mais elle manque totalement de VRAIE gouaille, de souffle, de ce petit grain de folie qui est sensé habiter la maman Melting Pot. On est ici plutôt au niveau Sous le soleil.

Je pourrais encore vivre avec des premiers rôles décevants, mais ce qui m'a vraiment fait décrocher hier, c'est cette ligne de dialogue, assénée avec un grand sourire et un mauvais accent bruxellois par le flic de quartier: "Celle-là, si elle porte plainte pour viol, je me charge moi-même de la reconstitution!"

Dans un film avec Poelvoorde, ce serait déjà limite, mais comme j'imagine que Ben la jouerait "gros beauf bien lourd et con", ça passerait - tout juste.
Mais dans une comédie familiale, ça craint un max. Et l'acteur qui joue le flic, malgré qu'il fasse tout ce qu'il peut pour faire son Poelvoorde, il ne me fait pas rire du tout.


Étant donné que j'ai vu la seule chose qui m'intéressait, c'est à dire le concert des Mens of Weapons avec Dop à la guitare, dorénavant je consacrerai mon mardi soir à Dr House sur RTL.

samedi 21 avril 2007

Dr House: Docteur Maboul !





Je me réjouis de la reprise sur RTL TVI de l'excellente série Dr House. Moi qui ne suis vraiment pas fan de séries hospitalières, j'ai beaucoup aimé la première saison, et je n'ai pas encore été déçu par le début de la deuxième.

Je suis complètement sous le charme rugueux de Hugh Laurie, que je connaissais déjà comme humoriste entrevu à la BBC dans a Bit Of Fry And Laurie. Il est en train de faire une carrière américaine qui doit laisser son collègue Rowan Atkinson (Mr Bean) vert de rage et rouge de confusion.

Ce qui me fait sourire en coin, c'est mon sentiment diffus que le ton de Dr House ne plaît pas à tout le monde - certainement pas aux personnes les plus âgées de mon entourage, qui sont assez offusquées, effrayées même, par le personnage. Esspossip', un docteur qui ne ménage pas ses patients, qui ne fait pas de plat à son directeur, qui suce des pilules en écoutant du rock en jouant sur sa Nintendo?

C'est ce côté ado attardé mâtiné de vieux briscard bougon et irascible, son humour vachard et pas du tout politikali korrek' qui me rend ce bon docteur tellement sympathique - et qui doit faire fuir les mamys.


Seul petit bémol: la fréquence de diffusion sur RTL. 3 épisodes d'affilée la semaine dernière, c'est trop. Le ton acerbe des dialogues et l'irrévérence misanthrope du bon docteur, c'est du nectar à consommer à petite dose. Enchaîner les épisodes, c'est risquer l'indigestion.
Je ne m'étendrai pas trop sur l'horaire de diffusion de TF1; passer ce bijou après 23 H, cela montre bien à quel point les pontes de la télé privée française ont peu de respect pour leurs clients.


jeudi 19 avril 2007

Minuscule: Touti rikiki, maouss kosto





Ma fille m'a fait découvrir hier l'univers de Minuscule, une série de court métrages d'animation.
Elle a rencontré cette petite merveille sur la 2, et elle m' a montré le pilote de la série sur le site
http://www.minuscule.tv/


Au départ, je me suis dit: bof, encore de l'animation 3D avec des bestioles - comme c'est original.
Et il est vrai qu'en terme de technique d'animation, Minuscule ne casse vraiment pas des briques.
Mais cela ne m'a pas empêché d'être complètement sous le charme de ce petit film de quelques minutes, au point que je suis en train de considérer sérieusement d'acheter les DVDs.

Car les créateurs ont vraiment fait preuve d'ingéniosité et de talent, choses qui sont denrées rares dans l'animation pour enfants de nos jours.

Primo: le titre. Minuscule, ça dit ce que ça doit dire, et c'est compréhensible tant aux States qu'ici. Idem pour les dialogues, il n'y en a pas, on a opté pour des bruitages et des voix incompréhensibles, façon Hoagy et les Cafards ou Pingu. Donc: accessibilité à un public international assurée.

Deuxio: économie de budget en utilisant des décors réels tournés en vidéo (HD, je suppose), dans lesquels on intègre des personnages animés en 3D. Et comme l'intégration est très bien faite, cela donne un résultat qui est stupéfiant.

Troisio: la série renoue avec un humour à la Tex Avery / Chuck Jones, en plus bon enfant, mais réellement rafraîchissant. Gags visuels, donc, avec un soupçon de cruauté et d'ironie. Miam.

Une vraie petite merveille donc, que je vous conseille d'aller voir sur le site, et d'explorer plus si le coeur vous en dit.

Bzzzzzz!



mardi 17 avril 2007

Melting Pot Café: Y a-t-il un acteur dans la salle?




Première hier soir de la nouvelle série-maison de la RTBF, Melting Pot Café.

Située dans le quartier pittoresque des Marolles à Bruxelles, l'action se déroule principalement dans un café de la populaire Rue Haute, le.... Melting Pot Café.
Je n'essayerai même pas de résumer l'histoire, elle n'a que très peu d'intérêt, sachez que c'est du niveau "Le Bonheur d'en Face", c'est tout dire.

Il y a l'inévitable kyrielle de personnages "hauts en couleurs", le flic débonnaire, le clochard sympa, le méchant proprio, et dans le rôles principaux, la mère-courage, la bobonne dynamique, le fils à maman et la jeune infirmière qui veut se dévouer à sauver les p'tits zwèts. Oyoyoyoyoye. Autant vous dire que tout cela sent le fabriqué 100 %, avec en plus une infusion de bons sentiments et les quelques "godferdekkes" et "une fois" vernaculaires indispensables pour la couleur locale.

Et que dire du choix des acteurs? Comme on espère, comme d'hab' à la RTBF, que ce chef d'oeuvre ait une diffusion en France (je me marre), il y a le quota d'acteurs français, ce qui pour une série qui se déroule dans les Marolles, est d'une logique implacable. Chapeau cependant à Tsilla Chelton, qui reste crédible dans le rôle de la mamy-madame pipi en distillant un très léger accent belge - c'est à mon avis la seule interprète de qualité dans tout ce bazar. Mauvais point par contre pour le casting de Raphaëlle Lubansu dans le rôle de la jeune première - déjà dans PJ, elle me les cassait royalement, alors ici, ça ne le fait vraiment pas du tout.
Quant au couple mère-fils, qui semble devoir être le moteur de l'intrigue, il souffre d'être interprété par 2 acteurs belges, certes, mais au charisme inexistant. De plus, ils ont autant l'air de Marolliens que moi d'un Mandarin.

Bref, une fois de plus la RTBF démontre qu'elle est parfaitement incapable de produire de la fiction, surtout quand elle se veut populaire. Vouloir jouer la carte de la couleur locale, c'est bien, mais le faire aussi mal, c'est franchement une trahison pour ceux qui connaissent un tant soi peu l'âme bruxelloise.
Ce brol est une triste tentative d'ancrer une fiction dans la réalité belge - avec des acteurs qui n'ont probablement jamais mis les pieds hors du Sablon!

Je ne raterai pas le prochain épisode - mais c'est parce que mon copain Dop y fait une apparition dans le groupe "Mens of Arms" de l'agent de quartier. Après ça, il boiront leur bière tiède sans moi.

Salut en de kost!

Lost: Le grand mou avec une chaussure mouillée?


La troisième saison de Lost vient de démarrer sur RTL-TVI, et je me suis dit que j'allais essayer de me raccrocher au train - j'avais plus ou moins loupé la fin de la saison 2, suite à un désintérêt croissant pour les Robinsons de l'étrange.

Lost est une série pour laquelle j'ai une affinité à géométrie variable.
J'avais regardé le début du pilote de la saison 1, que je n'avais pas aimé du tout, puis j'étais tombé par hasard sur l'épisode 5 ou 6 et je suis resté accro jusqu'à la fin de la première saison.

Je me suis donc précipité sur le début de la saison 2, pour laisser tomber avant la fin. Je serais bien en peine d'expliquer cette désaffection - elle peut être due à d'autres facteurs que la série elle-même, mais j'en doute.
Lost est une série qui repose sur une formule bien rodée. Encore faut-il que la formule vous charme. Et, en ce qui me concerne, la formule me fascine à certains moments, et m'irrite à d'autres.

Il n'en demeure pas moins que j'ai du respect pour une série qui essaie, au moins, de sortir du moule des succès des dernières années, comme les séries forensiques, les sitcoms hospitalières (hormis Dr House, off shore!) et les nanards pour bobos genre Desperate Ménagères de Moins de 50 Ans ou Tip/Nuck. Quitte à m'exaspérer parfois en poussant le bouchon un peu loin en terme de rebondissements gratuits.

Donc, hier soir, S03E01 "A Tale Of Two Cities" - dans le titre, on trouve une référence à Charles Dickens, et moi je dis: what the Dickens???
Pour un début de saison, Lost s'écarte une fois de plus des sentiers battus: en dépit de toutes les conventions du genre, il ne se passe RIEN de passionnant dans cet épisode!`
Voilà un concept VRAIMENT gonflé: le démarrage en douceur, le décollage mou. Histoire de ne garder que les fans vraiment motivés, je suppose.
Bon, d'accord, il y a un peu d'action, on introduit un nouveau personnage féminin énigmatique (un de plus), mais en échange on doit se farcir les inévitables flash-backs sur le divorce de Jack, la relation difficile de Jack avec son père, avec son ex, avec lui-même, et en plus, je commence à trouver que, physiquement, Jack ressemble de plus en plus à François l'Embrouille - pas un compliment.

Oy! va falloir que je me botte le fondement pour regarder la suite, mais je ne serais pas étonné que la saison 3 m'accroche à partir du septième épisode - si je tiens le coup jusque là......

lundi 16 avril 2007

Heroes: Il faut sauver la pom-pom girl!




J'ai regardé ce week-end les 5 premiers épisodes de Heroes, qui sera bientôt diffusé chez nous sur RTL-TVI.

Je dois avouer qu'au départ, je suis plutôt sceptique. Sur papier, Heroes m'a l'air d'"emprunter" énormément d'éléments et de principes thématiques à de glorieux prédécesseurs.
Des X-Files, on retrouve l'angle de la conspiration et des méchants messieurs en costume qui enlèvent des gentils.
A Lost, la série emprunte son côté chroral: de multiples personnages, d'origines ethniques et sociales très différentes, dont les destins s'entrecroisent. D'où une ligne narrative éclatée à l'extrême, où l'on saute sans arrêts d'un personnage à l'autre: le salaryman japonais, le junkie dessinateur, le politicien en campagne, la pom-pom girl, la mère célibataire, le chercheur hindou, le flic qui a des problèmes de couple.... n'en jetez plus!

Au départ, donc, il y a l'appréhension d'avoir affaire à une série attrape - tout, qui cherche à réutiliser des formules éprouvées pour minimiser les risques.

Et cette analyse reste partiellement vraie, après avoir vu les 5 premiers épisodes: le pitch initial a été calculé pour convaincre les networks de mettre des sous dans une ixième série de SF, et va sûrement plaire au public par son aspect familier.

Mais Heroes montre très vite un potentiel qui va plus loin que la somme de ses éléments. J'ai accroché très vite à cette histoire, pourtant un peu tortueuse pour mes pauvres neurones.

Si Heroes était un roman, on le qualifierait de "page-turner", ce genre de bouquins qui vous poussent à les lire avidement, à tourner les pages pour connaître la suite de l'histoire. Chaque épisode se termine donc par un habile cliffhanger, dans la plus pure tradition des serials de cinéma des année 30. Et en parlant de cinéma, un point bonus pour la photographie et le montage, qui sont très soignés.

En ce qui concerne les personnages principaux, mon chouchou (et celui de nombreux Américains) est définitivement Hiro (le bien nommé!), le jeune geek japonais qui contrôle l'espace et le temps -rien que ça.
Faut dire qu'il y en a pour tous les goûts: des grandes et des petites blondes, des beaux bruns, des post-ados tourmentés, des politiciens à la mâchoire carrée et aux pectoraux avantageux, des artistes-junkies mal rasés qui zonent dans leur lofts, ya du monde et du beau.

Et comme dans toute BONNE série, qu'elle soit de SF/fantastique ou autre, il y a surtout cette part d'humanité dans les personnages et les situations qui permet de s'identifier et de vibrer. Pas d'effets spéciaux gratuits (il y en a, de bonne qualité, mais juste ce qu'il faut), pas de jargon et de technobabble, mais des gens en apparence ordinaires qui sont confrontés à des problèmes qui les dépassent, et qui réagissent comme nous le ferions.

Je me doute que, comme toutes les séries basées sur ce genre de formules, l'attrait de la nouveauté finira par s'émousser, et qu'aux environs de la saison 3 les ficelles commenceront à être beaucoup trop grosses, mais en attendant, je ne bouderai pas mon plaisir et je suivrai cette première saison avec assiduité.


dimanche 15 avril 2007

Les Experts: Miami - Zwiiiip!





Ma fille et moi avons trouvé un nouveau jeu: compter le nombre de scènes dans un épisode des Experts Miami qui se terminent par la fuite hors du cadre de David Caruso / Horatio Caine. Ce que nous avons baptisé un "zwiiip". Une fois qu'on a remarqué ce petit manège, on ne voit plus que ça - une dizaine de fois lors du dernier épisode.


Pourquoi le brave Horatio doit-il nous quitter si précipitamment à la fin de chacune de ses apparitions? Problèmes de vessie? Un truc sur le feu? A moins qu'il se dépêche parce qu'il est attendu sur le tournage d'une autre série - il y a tellement d'Américains qui sont obligés d'avoir 2 boulots de nos jours..... Allez, David, courage, on est avec toi.


PS

Jim Carrey a découvert le petit manège d'Horatio, il en parle chez David Letterman:
http://www.youtube.com/watch?v=glvGfQnx3DI